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[Sénégal] Guy Marius Sagna, l’homme qui dérange.

De Dakar à Alger ou de Dakar à l’étranger, le Don Quichotte Sénégalais Guy Marius Sagna (GMS) sort de son silence et fait du bruit en défiants une fois encore les représentants des membres du gouvernement Sénégalais et Ivoiriens.

Après une courte absence sur la scène de la critique politique, Guy Marius Sagna (GMS) est à nouveau réapparu dans le champ de bataille malgré sa liberté conditionnelle, rapporte l’agence de presse APS. De Dakar en passant par Alger, pour finir à Cotonou et Douala, les aventures du panafricaniste Sénégalais, suscitent de l’admiration mais aussi beaucoup de critiques.

Qui est Guy Marius Sagna (GMS) ?

Né en 1979 au Sénégal, Guy Marius Sagna est originaire de Ziguinchor (région du sud sénégalais) élevé dans les quartiers populaires de Dakar, marié et père d’une petite fille.

Défini dans de nombreux journaux comme un homme qui va souvent au front, un farouche opposant au néo impérialiste dans la même alignée idéologique qui nous fait rappeler Thomas Sankara dont la plupart des jeunesses africaines sont nostalgiques, le natif de Ziguinchor s’identifie par sa témérité et sa franchise qui apparaît d’ailleurs dans l’appellation de son mouvement : FRAPP- France Dégage.

Egalement dénommé “l’homme qui soulève toujours ses bras au moment de son arrestation” car il est un opposant qui fait énormément de bruit autour de lui en utilisant à aucun moment une démonstration violente ni quoique ce soit mais lui permet d’avoir une très bonne note en matière d’assiduité dans les geôles sénégalaises. Son dernier séjour en prison remonte au 4 mars après avoir passé 3 mois de prison ferme à Dakar. De nombreuses voix s’étaient alors élevées pour réclamer sa libération.

Le Sénégal, faut-il le rappeler, fait figure de modèle démocratique en Afrique. Mais parfois les troubles dans les rues sont vite annihilées par les autorités, sachant que dans la Constitution “La République du Sénégal garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales (…).” sans causer toute forme de débordement.

En tous les cas, GMS s’est donné pour mission de croiser le fer avec “l’impérialisme !” : « En réalité, nous luttons contre le néocolonialisme, contre l’impérialisme. Tous les impérialismes. Parmi ces impérialismes, il y a des magasins de grande distribution, il y a un opérateur qui contrôle la téléphonie sénégalaise, un autre l’eau sénégalaise. Dans une telle situation, l’aide de l’État du Sénégal doit aller aux entreprises sénégalaises. Il n’est même pas possible d’en faire bénéficier des entreprises africaines en l’absence d’un gouvernement fédéral africain », affirme-t-il.

À l’en croire, ce qu’il considère comme de l’impérialisme, c’est aussi bien l’implantation des filiales d’entreprises européennes que les entreprises détenues par les ressortissants africains en dehors des Sénégalais au Sénégal. Chose curieuse, il place les européens et les Africains vivant au Sénégal dans le même sac. Le Sénégal étant perçu selon comme la vache à lait de leur « impérialisme ».

C’est probablement pour donner du sens à sa lutte anti- « impérialiste » que le 09 juillet dernier, le militant pro-sénégalais a envoyé un message dont le titre provocateur est resté sans équivoque : « Se soigner et mourir en France », faisant ainsi référence aux hommes politiques africains qui, incapables de bâtir des hôpitaux dignes de ce nom chez eux, se sentent obligés de se rendre en Europe pour s’y soigner à la moindre grippe. Dans son texte, il s’en prend ainsi frontalement à l’ancien Premier Ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly, décédé le 08 juillet dernier après un cours séjour dans un hôpital français dans lequel il s’était rendu pour des soins.

Extrais de l’article publie sur un site le 09 juillet 2020 :

Amadou Gon Coulibaly l’ivoirien vient de décéder après deux mois passés en France pour “un contrôle médical” presque un an jour pour jour après la disparition de Ousmane Tanor Dieng le sénégalais.  Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont comme les frères siamois Ronnie et Donnie qui viennent de mourir à l’âge de 68 ans. 

Le Sénégal est la vitrine politique de la françafric et la Côte d’Ivoire en est la vitrine économique. Ce sont les deux seuls de ses enclos coloniaux où la France fait du mieux qu’elle peut pour donner l’illusion que sa présence est encore nécessaire. Colonie de la cacahuète et colonie du cacao dont les deux présidents rivalisent de soumission à l’impérialisme jusqu’à mener le sabotage de l’ECO CEDEAO pour mieux perpétuer l’occupation monétaire française après avoir facilité la signature de l’APE de l’Afrique de l’ouest. 

La Côte d’Ivoire a refusé d’être la vache cacaoyère des autres pays africains. Le Sénégal a refusé d’être la vache arachidière de ses frères. Et pourtant, Houphouët et Senghor n’osèrent pas protester contre leur appartenance à la coloniale Afrique occidentale française. L’un servira de base de déstabilisation du Burkina et l’autre de la Guinée. Colonies où ceux qui servent – qui se servent de – nos peuples n’ont pas confiance en leur propre système de santé. Quel plus grand aveu ! Santé sabotée, personnel soignant exploité, pénurie de matériel de santé, santé pour les riches et santé pour les pauvres…

Résultats, ils vont se soigner et mourir en France. Nous devons refuser que nos pays continuent d’être des instruments de l’impérialisme pour être des instruments au service de nos populations. Pour cela nous devons refuser d’avoir des agents de l’impérialisme comme présidents. Ce que sont les présidents Alassane Dramane Ouattara et Macky Sall.

Écrit par

《La civilisation n'est pas un entassement, mais une construction, une architecture.》Malek Bennabi

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